jeudi 12 juin 2014

La révolte de l'Assemblée des Houglots (partie 3)

Que faire ? Le suivre ou rester ici ? Tel était le dilemme auquel j'étais confrontée. J'étais prise au piège entre ces deux choix...
Finalement, rester là me semblait plus dangereux que de le poursuivre à travers une forêt que je ne connaissais pas. "Choix numéro deux" pensais-je.

David semblait n'avoir jamais besoin de s'arrêter... Il courait et marchait comme si il connaissait cette forêt depuis toujours, forêt qui n'en finissait pas et n'en finirait jamais... car après une et demi de marche en restant discrète et silencieuse, il s'arrêta et entra dans une étrange auberge au toit de chaume et construite exclusivement de bois.
J'aurais pu l'attendre ou retourner sur mes pas, rassurée, si je n'avais pas vu l'enseigne "M.H. Salvendery"
L’annotation était claire : je n'étais pas la bienvenue en ces lieux.

Pourquoi David s'était-il rendu ici ? Que pouvait-il y faire ? Si j'osais entrer, je serais tuée immédiatement, ou bien capturée. Alors, je m'approchai de l'immonde bâtisse pour écouter ce qu'il s'y passait...

"- Où est-elle ?, dit une voix mystérieuse et effrayante caractéristique aux Houglots. Rien que cette phrase me glaça déjà le sang car le "elle" dont il était question, c'était moi !
-Pas loin, mais avant je dois la faire venir ici sans qu'elle ne s'en rende compte..., ça, c'était sans aucun doute la voix de David.
-Dans combien de temps ?
-Demain mais avant de conclure tout accord, dites-moi où est ma sœur !
-Elle va bien...
-Où est-elle ?
-Elle va bien...
-Si vous croyez que vous m'aurez comme ça !... Répondez ! Où est-elle ?!
-A Salvendery...
-Bien
-Mais retenez ceci,vous savez où est votre sœur désormais, elle va bien, mais tout pourrais changer ! Pas de fille, pas de petite sœur !
-Bien"

J’eus juste le temps de me cacher derrière un énorme talus de rondins de bois avant que David se sorte de la taverne...

Il me dégoutait. Je voulu lui faire payer cette insulte... La haine et la rage bouillonnaient en moi. Je voulu jurer mais la crainte d'être repérée me maintenait en place.
"-Sale..." mais mon message d'une politesse extrême s'arrêta net stoppé par une main qui arriva soudainement sur ma bouche.
"-Chut... Ce n'est que moi !"

1 commentaire: